Les parties prenantes et signataires sont les Puissances alliées (l'Empire britannique, la France, l'Italie, le Japon, la Grèce, la Roumanie et l'État serbe-croate-slovène) d'une part et la Turquie de l'autre. Ce Traité, qui a pris le nom de la Ville où il fut signé, est négocié entre des États souverains.
Le traité de Lausanne
Le traité de Lausanne, signé le 24 juillet 1923, représente un moment clé dans l’histoire des relations internationales et des réformes en Turquie. Ce traité a été conclu entre la Turquie, d'une part, et les Puissances alliées comprenant l'Empire britannique, la France, l'Italie, le Japon, la Grèce, la Roumanie ainsi que l'État serbe-croate-slovène, d'autre part. Ce document, résultant de négociations méticuleuses entre États souverains, a non seulement redéfini les relations diplomatiques mais a également jeté les bases d'une paix durable après la Première Guerre mondiale.
Le Contexte Historique du Traité de Lausanne
La signature du traité de Lausanne a été précédée par des tensions croissantes en Europe et un désir ardent de paix après les conflits dévastateurs de 1914 à 1918. Ce traité visait à établir une paix ferme et définitive, en rétablissant des relations amicales entre la Turquie et les puissances qui avaient été impliquées dans le conflit. Il a marquée la première révision significative des traités de 1919-1920, soulignant un changement important dans l'ordre international, et remettant en question la légitimité des accords issus de la Conférence de Versailles.
Les Conséquences du Traité sur la Turquie et son Territoire
L'un des aspects cruciaux du traité de Lausanne fut la reconnaissance par les Alliés des nouvelles frontières de la Turquie, garantissant ainsi son intégrité territoriale. En retour, le gouvernement turc s'engageait à établir un État démocratique fondé sur des principes juridiques modernes. Cela a ouvert la voie à des réformes fondamentales, comme l'abolition du califat en 1924, qui a transformé la Turquie en la première république laïque dans le monde musulman.
Réformes fondamentales :
- Abolition du califat (1924)
- Établissement d'un État basé sur des principes juridiques modernes
- Promouvoir les valeurs démocratiques
L'Héritage du Traité de Lausanne
Le traité de Lausanne a eu des implications durables, façonnant non seulement la géopolitique de la région, mais aussi la nature même de l'État turc. En conduisant à une réorganisation territoriale et une réforme politique, il a permis à la Turquie de s'affirmer comme un acteur central sur la scène internationale. Aujourd'hui, le traité est souvent étudié non seulement pour ses impacts historiques, mais aussi pour les leçons qu'il offre sur la diplomatie et la résolution des conflits.
| Aspect |
Détails |
| Date de signature |
24 juillet 1923 |
| Puissances impliquées |
Empire britannique, France, Italie, Japon, Grèce, Roumanie, État serbe-croate-slovène |
| Conséquences |
Reconnaissance des frontières, réformes démocratiques, abolition du califat |
En résumé, le traité de Lausanne est bien plus qu'un simple accord de paix ; c'est une pierre angulaire de l'histoire moderne qui continue d'influencer les relations internationales et les aspirations démocratiques en Turquie et au-delà.
FAQ
Qu'est-ce que le traité de paix de Lausanne ?
Le traité de Lausanne vise à rétablir entre la Turquie et les puissances alliées et associées que sont la Grande Bretagne, la France, la Grèce, l'Italie, le Japon, la Roumanie et le Royaume des Serbes, Croates et Slovènes, qui devient ensuite la Yougoslavie, une paix ferme et définitive avec le nouveau régime qui ...
Qui a signé le traité ?
Sont assis à la table, les quatre représentants des principales nations alliées : Clémenceau pour la France, Wilson pour les États-Unis, Lloyd George pour la Grande-Bretagne, Orlando pour l'Italie. Müller, ministre des Affaires étrangères et le docteur Bell composent la délégation allemande.
Comment s'appelait la Turquie à l'époque de Jésus ?
La Lydie, ou Maeonie comme on l'appelait jusqu'en 687 av. J. -C. , a joué un rôle important dans l'histoire de l'Anatolie occidentale, depuis la dynastie Atyade qui apparaît vers 1300 avant notre ère. La dynastie suivante, celle des Héraclides, reste au pouvoir sans interruption de 1185 à 687 av.
Qui a décidé de donner la Palestine à Israël ?
Le 29 novembre 1947, l'ONU vote le plan de partage de la Palestine – c'est la résolution 181 – et quelques mois plus tard, le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame l'État d'Israël.
Quand les Français ont voté non à l'Europe ?
Fin mai 2005 , 8 des 25 pays membres ont ratifié le traité : l'Autriche, l'Espagne (par référendum), la Grèce, la Hongrie, l'Italie, la Lituanie, la Slovénie et la Slovaquie. Le traité établissant une constitution pour l'Europe est rejeté par les référendums des 29 mai 2005 en France et 1er juin 2005 aux Pays-Bas.
Quel était l'accord de 1967 entre Israël et la Palestine ?
La résolution 242 est adoptée par le Conseil de sécurité, plusieurs mois après la guerre de Six-Jours qui, en juin 1967, a permis à Israël de prendre le contrôle de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza, ainsi que de la péninsule du Sinaï et du Golan syrien.
Est-ce que le passeport palestinien est considéré comme une nationalité palestinienne ?
3- Le passeport palestinien et I'identité palestinienne ne sont pas considérés comme une nationalité selon le droit international, car le passeport a été délivré conformément aux accords d'Oslo et est considéré comme un document de voyage.
Pourquoi la France soutient-elle autant Israël ?
La France a été l'un des premiers pays à reconnaître le nouvel État et à établir avec lui des relations diplomatiques, dès 1949. Depuis plus de 70 ans, elle défend le droit d'Israël à exister et à vivre en sécurité ainsi que sa pleine appartenance à la communauté des nations souveraines.
Quels pays n'ont pas signé la convention de Genève ?
En Asie du Sud et du Sud-Est, on retrouve l'Inde, le Bangladesh, le Pakistan, le Sri Lanka, la Malaisie et l'Indonésie parmi les grands pays non signataires. Dans les autres régions du monde, les États non signataires incluent l'Érythrée, la Libye, la Mongolie et Cuba.