Pourquoi molière n'aimait-il pas les médecins ?

Dans cinq de ses comédies, Molière se moque des médecins et de leur présomptueuse ignorance ! Le point de départ d'une telle opposition est lié à la mort de son premier fils, Louis Poquelin, étant convaincu qu'il était décédé à l'âge de 9 mois par la faute des médecins qui l'ont soigné avec de l'antimoine !!!
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Molière, l'un des dramaturges les plus influents du XVIIe siècle, n'a jamais caché son aversion pour les médecins de son époque. À travers ses comédies, il a dressé un portrait peu flatteur de cette profession, dénonçant à la fois leurs pratiques douteuses et leur prétention. Mais quelles en sont les raisons et comment cette critique s'est-elle manifestée dans son œuvre ?

Le traumatisme personnel de molière

L'opposition de Molière à la médecine trouve ses racines dans un événement tragique de sa vie : la perte de son premier fils, Louis Poquelin, décédé à l'âge de neuf mois. Molière a toujours été convaincu que la faute incombe aux médecins qui ont traité l'enfant avec de l'antimoine, un médicament dont l'usage était alors courant mais qui aujourd'hui serait jugé dangereux. Cette expérience personnelle a fortement influencé son travail et sa vision de la médecine, devenant un vecteur de satire dans plusieurs de ses pièces.

Une critique de la médecine du xviie siècle

Les comédies de Molière révèlent une méfiance généralisée envers les médecins, qui pratiquent une médecine basée sur les théories humorales héritées de l'Antiquité, notamment celles d'Hippocrate et de Galien. Saignées, purgations et potions figuraient parmi les traitements courants, mais ils étaient souvent inefficaces, sinon nuisibles. Molière s’attaque à ces pratiques dans des œuvres telles que "Le Médecin malgré lui", où il se moque des médecins en illustrant leur ignorance et leur propension à manipuler leurs patients.

Pratiques médicales courantes au XVIIe siècle :

  • Saignées
  • Purgations
  • Potions

Les messages cachés derrière la comédie

Derrière le rire et l'humour qui caractérisent les comédies de Molière, se cache une profonde réflexion sur la société et ses travers. Dans "Le Médecin malgré lui", par exemple, la pièce électrise le spectateur tout en dénonçant le charlatanisme et la crédulité, deux défauts omniprésents dans le rapport que les gens entretenaient avec la médecine. Molière cherche à susciter une prise de conscience, utilisant la satire pour corriger les comportements erronés de son temps.

En somme, la désaffection de Molière envers les médecins est le fruit d'une expérience personnelle douloureuse, d'une critique sociale acerbe et d'une volonté d'éveiller les consciences face à une médecine jugée inefficace. Au-delà du simple divertissement, ses pièces continuent de résonner aujourd'hui, nous rappelant l'importance de s'interroger sur la légitimité des savoirs et des pratiques médicales.

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Questions fréquentes

Quel est le rapport de Molière avec la médecine ?

Saignées, purgations, diètes et potions sont au cœur de la pratique médicale du XVIIe siècle fondée sur une conception humorale du corps héritée de la médecine antique (Hippocrate et Galien), et dont témoigne l'œuvre de Molière (1622-1673).
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Quelle est la morale du Médecin malgré lui de Molière ?

Le premier objectif de la comédie est de faire rire le spectateur. Mais elle dénonce également les défauts humains en se moquant et a ainsi pour objectif de les corriger. Molière notamment aborde des thèmes importants dans la société du XVIIe siècle, tels que l'éducation des filles, la religion, ou la médecine.
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Pourquoi Molière a-t-il écrit "Le médecin malgré lui" ?

La grivoiserie de certaines situations et la parodie des pratiques médicales de l'époque, qui constituent les principaux thèmes du Médecin malgré lui, dissimulent une dénonciation du charlatanisme, une satire de la crédulité, voire une critique de la religion.

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