Quelle coiffure était populaire au xviiie siècle ?
Le XVIIIe siècle a été une époque marquée par des bouleversements politiques, sociaux et esthétiques. Dans le domaine de la coiffure, ce siècle a vu l'émergence de styles audacieux et extravagants, particulièrement en France, où la mode capillaire a façonné l'image de l'aristocratie. Parmi les coiffures les plus emblématiques de cette période, le chignon haut et le pouf se distinguent, symbolisant le raffinement et la distinction sociale.
Le chignon haut : symbole de raffinement
Le chignon haut est l'une des coiffures les plus populaires, portée principalement par les femmes à la fin du XVIIIe siècle. Cette coiffure, qui relevait les cheveux en un style élégant et sophistiqué, était particulièrement prisée en France, en Angleterre et aux États-Unis. Ce style illustre la préoccupation des femmes de l'époque pour l'apparence et le statut social. En effet, les coiffures élaborées étaient souvent un reflet de leur classe sociale, renforçant ainsi l'image de la noblesse et de la bourgeoisie.
Le pouf de marie-antoinette
Une autre coiffure emblématique de cette époque est le pouf, popularisé par la célèbre reine Marie-Antoinette. Créée par le coiffeur Léonard, cette coiffure volumineuse a été mise en avant lors du sacre de Louis XVI en 1775. Le pouf pouvait atteindre des hauteurs impressionnantes, souvent orné de plumes, de bijoux et de diverses décorations symbolisant le faste de la cour de Versailles. Le pouf devient ainsi un symbole non seulement de l'élégance, mais aussi des caprices et des excès de la royauté française.
Les perruques et la noblesse
Les perruques occupaient également une place importante dans la mode capillaire du XVIIIe siècle, servant d'indicateurs de statut. Gros, volumineuses et souvent blanches, les perruques symbolisaient le rang et la richesse, particulièrement parmi l'aristocratie et la bourgeoisie. Elles étaient souvent confectionnées à partir de cheveux humains ou de poils d'animaux, et leur entretien était laborieux, témoignant de l'importance accordée à l'apparence. Cependant, avec la Révolution française, ce symbole de la noblesse a été largement abandonné, marquant la fin d'une ère où l'apparence pouvait déterminer le statut social.
Caractéristiques des perruques au XVIIIe siècle :
- Couleur : Souvent blanches ou grises
- Taille : Gros et volumineuses
- Matériaux : Cheveux humains ou poils d'animaux
Évolution vers le xixe siècle
À mesure que le XVIIIe siècle touchait à sa fin, la mode capillaire a commencé à évoluer. Dans les années 1800, les femmes ont préféré des coiffures plus naturelles, avec des cheveux bouclés et des styles moins chargés. Les coiffures de cette époque couvraient souvent le front et les oreilles, discourant sur le raffinement au profit d'une esthétique plus accessible et moins ostentatoire. L'utilisation de rubans, de bandeaux, et de diadèmes devenait courante, adoucissant ainsi le style par rapport aux excès du siècle précédent.
Éléments de coiffure au XIXe siècle :
- Styles : Plus naturels, cheveux bouclés
- Accessoires : Rubans, bandeaux, diadèmes
- Esthétique : Accessible et moins ostentatoire
Le XVIIIe siècle, avec ses coiffures extravagantes et ses symboles de statut, révèle non seulement l'importance de l'apparence dans la société de l'époque, mais aussi l'évolution des normes esthétiques qui continueraient de changer au fil des siècles.
marcel monnier a également contribué à l'évolution du théâtre français au XIXe siècle.